2013

Mars 2013

Article d’Aymeric BLANCosteoimage48

Planète Lyon

Ostéopathie le grand n’importe quoi

Printemps 2013
Ostéopathie le grand n’importe quoi

67% C’est l’augmentation hallucinante du nombre d’ostéopathes en France depuis trois ans. En effet, 19 369 ostéopathes pratiquent officiellement en 2013 dans notre pays, contre 11 600 en 2010.

Le nombre d’écoles d’ostéopathie, lui, a été multiplié par 7, passant d’une dizaine d’établissements au début des années 2000 à 77 aujourd’hui. La France est ainsi devenue le pays ayant le plus grand nombre d’ostéopathes et de formations au monde !

Du coup, on compte désormais 1 ostéopathe pour 3 374 habitants et le marché sera définitivement saturé en 2015. Ce qui cause un problème d’emploi pour des milliers de jeunes ostéopathes actuellement en formation et qui auront de grandes difficultés à trouver un travail à la fin de leurs études.

Mais aussi un problème encore plus grave de santé publique puisque l’explosion du nombre d’écoles privées chaque année empêche tout contrôle sur l’efficacité des formations proposées. “Parmi les 77 écoles, il y en a une quinzaine qui forme des ostéopathes compétents. Et encore je suis large…” déplorait ainsi cet automne Philippe Sterlingot, président… du Syndicat français des ostéopathes (1) ! De quoi faire peur aux patients qui fréquentent pourtant de plus en plus les ostéopathes puisque 20 % des Français vont chaque année chez un “ostéo” malgré le prix moyen très élevé d’une séance : entre 50 et 70 euros, à peine remboursés par certaines mutuelles. Bref, l’ostéopathie est victime de son succès alors que cette technique est pourtant souvent violemment critiquée par la médecine classique. (Lire l’interview du docteur Roger Parot p.58) Alors comment a-t-on pu en arriver là ? Pour comprendre, il…

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Mai 2013

OSTEOPATHIEosteopathie-salmochi

Thérapie ou imposture ?

Les vraies solutions pour votre dos

Dr JF Salmochi

Editions Léandre

ISBN 978-2-87629-430-1

Trouver le livre du Dr Salmochi

 

 

 

 

Juin 213

Dépliant d’information sur l' »ostéopathie » réalisé par le Ministère des Affaires Sociales et de la Santé

Novembre 2013

ActuKiné

osteoimage10Communiqué disponible sur le site d’Axxon, organisation de défense professionnelle de la kinésithérapie en Belgique

Rédigé par 

L’ostéopathie est une thérapie alternative basée sur un principe/une philosophie holistique affirmant que le corps et l’esprit forment une globalité qui s’autorégule. L’arsenal thérapeutique comprend des techniques neuro-musculo-squelettiques (orientation vers les nerfs, muscles et articulations), des techniques cranio-sacrées (orientation vers l’augmentation et diminution rythmique du crâne, de la moelle épinière et du sacrum) et des techniques viscérales (orientation vers les organes).
Il n’existe pas à ce jour de preuve scientifique solide de l’efficacité de l’ostéopathie et de sa philosophie et de sa thérapie holistiques. Dans le cadre du débat actuel autour de la reconnaissance de l’ostéopathie, il est fait mention à tort d’un tronc commun entre l’ostéopathie, d’une part, et la thérapie manuelle, au titre de spécialisation de la kinésithérapie, d’autre part. Il s’agit de deux concepts très éloignés. La thérapie manuelle est une composante de la médecine occidentale, fait l’objet d’un enseignement basé sur un raisonnement clinique ‘evidence based’ et donne lieu à une évaluation systématique de la recherche scientifique. L’ostéopathie quant à elle a, de tout temps, fait partie de la médecine non conventionnelle et repose sur des dogmes.

Les doyens des facultés de médecine flamandes, les formations universitaires de kinésithérapie flamandes (OVUNOKI), les formations universitaires de kinésithérapie wallonnes de l’UCL et de l’ULG, l’organisation professionnelle belge des kinésithérapeutes (Axxon), l’organisation des thérapeutes manuels (MaThera) et les étudiants en médecine ont clairement fait savoir à la ministre Onkelinx qu’ils ne sont pas favorables à la reconnaissance d’une thérapie alternative sans aucun fondement scientifique. En outre, le Conseil national de la kinésithérapie, qui a pour mission de donner des avis à la ministre, a rendu un avis négatif en des termes parfaitement clairs concernant la proposition relative à l’ostéopathie. Le Conseil national renvoie à cette occasion au rapport du Centre fédéral d’expertise des soins de santé (KCE) où il est écrit que l’absence de fondement scientifique de l’ostéopathie contraste avec la demande d’enseignement académique. Même le Conseil d’Etat a rejeté la proposition par manque d’une définition claire de l’ostéopathie.

La ministre fait toutefois fi de tous ces avis et prépare, dans un calme imperturbable, un arrêté royal en vue de la reconnaissance d’une ‘partie de l’ostéopathie’ (la partie neuro-musculo-squelettique), ‘provisoirement’ sans remboursement et à la condition qu’une formation universitaire soit suivie. Un traitement chez un ostéopathe ne nécessiterait pas de prescription médicale tandis qu’un traitement chez un kinésithérapeute ou chez un thérapeute manuel n’est autorisé que sur prescription médicale.
Les facultés de médecine et les formations de kinésithérapie flamandes, ainsi que l’UCL et l’ULG du côté francophone, ne sont pas disposées à proposer l’ostéopathie dans leur programme d’enseignement. L’enseignement académique est par définition basé sur les résultats de la recherche scientifique qui sont insuffisants à l’heure actuelle en ce qui concerne l’ostéopathie.
L’université francophone de l’ULB est la seule université belge à organiser une formation en ostéopathie.

Les signataires du présent document s’opposent , au nom des organisations ou institutions qu’ils représentent, à :

  • la reconnaissance d’une thérapie non conventionnelle pour laquelle il n’existe pas de preuve scientifique suffisante,
  • la reconnaissance au niveau fédéral d’une profession dans les soins de santé sans qu’un contenu qualitatif de l’enseignement ne puisse être garanti au niveau des Communautés
  • la reconnaissance d’une composante spécifique de l’ostéopathie qui est de ce fait tirée de son contexte et de sa philosophie, de telle sorte que, pour le patient, la distinction avec la kinésithérapie régulière et plus particulièrement avec la thérapie manuelle devient trop vague,
  • la possibilité d’octroyer un accès direct à l’ostéopathie.

Au nom des doyens des facultés de médecine :
Prof. Dr Paul Van Royen
Au nom de l’OVUNOKI (Overlegkoepel Vlaamse Universitaire Opleidingen Revalidatiewetenschappen en Kinesitherapie)
Prof. Dr. Dirk Vissers
Au nom de l’organisation professionnelle des kinésithérapeutes (Axxon)
M. Luc Vermeeren
Au nom de l’organisation des thérapeutes manuels (MATHERA)
Prof. Dr Peter Vaes
Au nom des formations universitaires de kinésithérapie francophones de l’UCL
Prof. Dr Laurent Pitance