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Osteo-Stop

Pour en finir avec l' "ostéopathie"

Site d'informations scientifiques sur une arnaque pseudo-médicale

L’ « ostéopathie » a été fondée par Andrew Taylor Still, né en 1828 à Jonesville en Virginie (USA)

1834

still.gifAbram Still, père d’Andrew Taylor Still, pasteur méthodiste, exerce son ministère religieux dans le Tennessee.

Le contexte historique et politique de l’époque est important pour comprendre l’environnement dans lequel Still va grandir.

Il nous est rappelé par le Pr Hamonet (Cf. Le site du Professeur Claude HAMONET).

CONTEXTE HISTORIQUE ET POLITIQUE

La ville de Baldwin (initialement : Palmyra), où Still vécu, est située sur l’ancien « trail » (ou piste) de Santa-Fé qui était l’une des trois routes, traversant le Kansas, que les « wagons » (charriots) des « settlers » (pionniers) empruntaient pour s’engager vers l’Ouest [5]. La ville est à quelques dizaines de kilomètres de la rivière Missouri qui marquait la frontière avec les territoires indiens, peu de temps avant de devenir celle qui sépare les États du Missouri et du Kansas, créé en 1855. C’est à cette période que les territoires indiens ont été ouverts à la colonisation et que les fermiers ont progressivement rejoint les religieux des missions, les trappeurs et les commerçants qui ont été les premiers occupants « blancs » de ces régions de « prairies » jusque là fréquentées principalement par les troupeaux de bisons et les tribus indiennes telles que les Kaws qui ont donné leur nom au Kansas.
Ce contexte historique et géographique a fait de cette région un lieu de confrontation entre deux visions de la vie sur ce territoire : celle des indiens essentiellement chasseurs et celle des nouveaux arrivants fermiers, bien décidés à cultiver et à mettre en valeur ces « nouvelles » terres.

Très vite un autre sujet d’opposition, cette fois-ci entre les habitants « blancs » de la région va apparaître, cristallisé sur la question de l’esclavage. En effet, deux blocs se forment : d’une part les États confédérés du Sud qui font sécession et, d’autre part, les États du Nord qui restent au sein de la Fédération.

Au delà de la question du maintien ou non de l’esclavage, ce sont deux types de conception de la société qui s’affrontent (l’une aristocratique et rurale, l’autre de type industriel). L’État du Missouri, tout près de Baldwin, rejoint le camp des sudistes, tandis que le jeune état du Kansas est divisé entre « pro-slaveries » et « free-states ». Ces derniers l’emporteront et le Kansas se battra dans le camp des nordistes. Toute la région autour de Baldwin et Baldwin, elle-même, seront le siège de combats fratricides dont le plus marquant est le « raid » sudiste de Quantrill qui, venant, en une seule nuit, du Missouri à la tête de 300 cavaliers, a massacré, en quelques heures, 150 hommes et adolescents dans la seule ville de Lawrence.

 

À ce contexte humain et géographique, il faut ajouter l’importance des influences religieuses (cette région a été surnommée la « Bible belt », « la ceinture biblique ») et idéologiques de cette époque. A côté des implantations religieuses protestantes (Méthodistes surtout) et catholiques (il y avait une mission catholique à Baldwin dont on peut encore apercevoir les ruines ; il y a eu, dès cette période, un couvent de Bénédictines à Acheson, plus au Nord), il faut faire une place aux Mormons qui ont installé une base importante à Indépendance d’où ils ont gagné l’Utah.

Il y a aussi la Franc-maçonnerie [7] qui, très tôt, s’est solidement implantée dans cette région où elle a été apportée par les tout premiers pionniers et un pasteur méthodiste franc-maçon, fondateur de la première loge du Missouri, puis co-fondateur de celle du Kansas qui aura pour premier grand maître un indien. Dans les années 1850, les loges maçonniques du Missouri et de l’Arkansas étaient très organisées. Dans le Kansas, elles étaient au nombre de six. Dès 1855, elles existaient à Topeka, future capitale du Kansas, et à Lawrence (les francs-maçons ayant été particulièrement visés lors du raid de Quantrill). Durant la guerre de sécession, dans les armées des deux camps, elles se sont particulièrement développées parmi les officiers, faisant de nouveaux adeptes.

 

Dans ce même chapitre, nous situerons ce que nous appellerons une « idéologie et une culture de l’éducation et de la formation ». Parallèlement à l’implantation des nouveaux colons se sont constitués, à l’initiative des organismes religieux, des autorités civiles et de particuliers (tels que John Baldwin qui a donné son nom à sa ville), des structures de formation. C’est ainsi que la ville de Baldwin s’est trouvée dotée d’un collège puis d’une Université méthodiste toujours en activité. Le Révérend Abram Still, Pasteur méthodiste, père d’Andrew Taylor Still [5], a joué un rôle très actif dans sa création et son démarrage.
Baldwin a vu aussi s’installer, à l’initiative d’un pionnier sourd-muet originaire de l’Ohio, Philip A. Emery, la première école pour sourds du Kansas, en 1861. La première année, il avait un élève, depuis il y a, à l’Université du Kansas, l’équivalent d’une Faculté, un « Department », sur ce thème.

CONTEXTE FAMILIAL

Il est très important d’une part, à cause des activités d’Abram Still, le père, et d’autre part, à cause du rôle d’associés que joueront plusieurs des membres de la famille d’Andrew Taylor Still.

1837

Still a 9 ans.
Son père, le pasteur Abram Still, est envoyé depuis le Tennessee comme missionnaire chez les indiens, dans une petite ville reculée du Missouri, dans le Comté de Macon. Parallèlement à son sacerdoce, il va y pratiquer une médecine de « rebouteux ». Dès son plus jeune âge, Andrew assiste son père dans sa pratique médicale et aux travaux de la ferme.

Anti-esclavagiste, il ne pourra pas s’entendre avec les autres pasteurs méthodistes de la « Shawnee methodist mission » qui eux étaient esclavagistes. L’un d’entre eux sera assassiné ultérieurement. Il décide, donc, de partir au Kansas dans un lieu isolé dénommé « Montagne bleue » (en français encore actuellement) où il construit un logement et une école.

C’est là que grandiront Andrew Taylor Still et sa famille. C’est là aussi que le jeune Still se passionnera pour la dissection des écureuils et l’étude de leur squelette. Il ne suivra aucune formation à caractère médical. Le poids de la famille Still restera considérable et, après l’avoir rejeté à cause de son projet d’ »ostéopathie » qu’ils considéraient comme insensé, ses frères le rejoindront. Ils deviendront, eux aussi, ostéopathes et contribueront activement au développement de l’école d’Ostéopathie de Kirksville (Missouri) et à la propagation des idées de leur frère. Madame Still (« mother Still »), sa femme, elle-même, tiendra une place importante aux côtés du « bon vieux docteur » et bénéficiera d’une grande vénération de la part des élèves et patients de son mari.

1849

A 21 ans, il épouse Mary M. Vaugh et s’installe dans la région de Mâcon dans le Missouri où il mène à la fois une vie de fermier et de rebouteux.

Missouri

 

1859

Still perd sa première épouse. Il se remarie deux ans après avec Mary Tunner qui lui donnera d’autres enfants.

1861

Début de la guerre de sécession, Still sert comme major dans l’armée de l’Union et pratique à cette occasion une médecine de guerre des plus rudimentaire.

1864

Le régiment de Still est dissout et il rentre chez lui.
A. Still a la tristesse de voir périr trois de ses enfants dans une terrible épidémie de méningite cérébro-spinale. La médecine de l’époque a été évidemment impuissante à les sauver et ce deuil oriente Still vers la recherche d’une autre voie médicale. Il est sûr que Dieu a donné à l’homme les moyens de se guérir.

A. Still consacre 10 ans de sa vie à établir une théorie diagnostique et thérapeutique, notamment en lisant les écrits d’Hippocrate.

 

En 1864, désirant parfaire sa formation médicale, il tente d’intégrer un enseignement plus formel, mais ne termine pas sa formation.

« Ultérieurement, il dira que lors de son entrée à l’École de médecine et de chirurgie de Kansas City, immédiatement au sortir de la guerre de Sécession, il fut dégoûté par les enseignements et n’alla pas jusqu’au diplôme ».

1874

Sujet à de violents maux de tête, il s’endort un soir la nuque reposant sur un coussin posé sur une corde tendue entre deux arbres. Il se réveille le matin complètement soulagé. C’est le déclic, l’intuition qui va être à l’origine de sa découverte. Il explique le soulagement obtenu par cette manœuvre comme le résultat d’une action sur les grands nerfs occipitaux et sur la répartition des flux entre les courants veineux et artériels.

Il émet l’idée que pour qu’une articulation ou un viscère puisse fonctionner normalement, aucune contrainte mécanique ne doit s’exercer sur lui.

Il imagine que des déplacements anormaux des os, même minimes, (dont il a le secret de la perception) entraînent une dysharmonie, source de toutes les pathologies. D’où le terme d’ostéopathie créé, selon Still lui même, en 1855.
Ce qui permet d’annoncer l’axiome fondamental de l’ « ostéopathie » :  » La structure gouverne la fonction ».

1892

Il fonde le premier centre de soins et d’enseignement de l’“ostéopathie” »the American School of Osteopathy  » à Kirksville, au Missouri.
Il consacre la fin de sa vie à l’écriture et l’enseignement.

Première école d’“ostéopathie”,
« The American School of Osteopathy »,
ouverte en octobre 1892, à Kirksville
Ecole Kirksville

 

 1917

L’ostéopathie débarque seulement en Europe grâce à John Martin Littlejohn, élève de Still. Il crée la  » British School of Osteopathy » qui fut la première école d' »ostéopathie” en Angleterre

Décès d’Andrew Taylor Still à l’âge de 89 ans.

Cette page a été réalisée à partir du travail du Pr Claude HAMONET, et à partir des informations trouvées sur différents sites abordant l’ « ostéopathie ».
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